Juliette Maze

Juliette Maze (-1963)

Juliette Maze est la fille d’Hippolyte Maze, agrégé d’histoire, homme politique et promoteur du mutualisme en France. Elle devient infirmière de l’Association des Dames Françaises, l’une des branches de la future Croix-Rouge Française, Elle fait partie de l’équipe de Juliette Droz, sa cousine, pendant toute la guerre de 14-18 et lui assurera une aide permanente quand celle-ci deviendra handicapée physique. Elle ne la quittera plus.

C’est pour continuer l’œuvre de Juliette Droz à la Fédération des centres sociaux de France mais aussi celle de Marie-Jeanne Bassot avec qui elle a coopéré, qu’elle accepte de lui succéder comme secrétaire générale en 1945, fonction qu’elle exerce bénévolement jusqu’en 1961.

Avec Mme Margot-Noblemaire, nouvelle présidente, elle réanime après-guerre le réseau des centres sociaux et en défend l’identité spécifique, au moment où se constituent les organismes de la sécurité sociale.

En 1952, avec Jean-Marie Arnion, Directeur Départemental de la Population et de l’Entr’Aide sociale du Rhône, elle a l’opportunité de rédiger un rapport sur les centres sociaux français qui fera date, rapport qui sera remis par le Ministère de la Santé publique et de la Population au Conseil économique et social des Nations Unies. La définition du centre social qui y est donnée devient la référence pour quasiment deux décennies.

Elle est la rédactrice du bulletin fédéral dont le premier numéro paraît en mai 1946 dénommé Nos Voisins, Nos Amis, publication et appellation souhaitées par Juliette Droz avant sa mort.

Elle assure concrètement le secrétariat du Comité exécutif de la Fédération internationale des settlements, à compter de 1947 au côté de sa Présidente et, par le moyen du bulletin fédéral, tient régulièrement informés les centres sociaux français de l’activité des settlements dans le monde.

L’accroissement des charges de sa fonction, dû au développement du nombre des centres sociaux, et son âge lui font souhaiter en 1961 être remplacée à la tête de la FCSF. Elle est élue alors vice-présidente et un jeune cadre, Jean Busson, lui succède en tant que directeur salarié. Elle siège au Comité français de service social jusqu’à son décès en 1963.