Marie Jeanne Bassot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marie-Jeanne Bassot (1878-1935)

Marie-Jeanne Bassot est la fille d’un général de brigadepolytechnicien, directeur du service géographique de l’armée.

Lorsqu’en 1903, à 25 ans, elle découvre le projet de restauration sociale de laMaison Sociale et la spiritualité implicante de Mercédès Le Fer de la Motte et qu’elle souhaite s’engager totalement dans cette action en tant que « résidente », ses parents s’y opposent activement, allant jusqu’à la faire enlever en 1908 pour la faire soigner dans un hôpital psychiatrique suisse. De retour à Paris, elle assigne sa mère en justice pour séquestration. Elle gagne son procès en 1909 mais les mises en cause qui s’y expriment mettent en péril l’association la Maison sociale : celle-ci doit fermer ses portes, ayant perdu ses principaux soutiens moraux et financiers.

Dès 1910, aidée de son amie Mathilde Girault qu’elle a sollicité, elle rouvre une Maison sociale à Levallois-Perret dans le dénuement le plus total : elle n’a pas le soutien moral et financier de sa famille ni l’appui d’une structure institutionnelle associative. Le petit logement ouvrier des débuts devient en une dizaine d’années, après plusieurs déménagements, agrandissements et appuis financiers notamment américains, la populaire et prestigieuse Résidence sociale de Levallois Perret. Marie-Jeanne Bassot en étend le rayonnement en multipliant les activités pour/avec la population locale et en créant des filiales : en 1921 à Viroflay (un préventorium), en 1928 à Saint-Denis (une maison sociale), en 1930 à Saint-Ouen (une maison sociale) et en 1934 à Saint Denis-Mutualité (un centre médico-social).

Au retour de son voyage aux USA en 1919, fait de conférences sur ses réalisations et de visites de settlements, elle conçoit l’utilité /nécessité de développer en France la formule centre social. A cette fin, elle crée en 1922 la Fédération des centres sociaux de France dont elle est la charismatique et active secrétaire générale. Son audience nationale et à l’étranger lui permet d’organiser le second Congrès international des settlements à Paris en 1926 dans les locaux de la toute nouvelle Cité internationale universitaire et ceux de la Résidence sociale. Elle rédige en 1927, avec Marie Diémer, une brochure (Les centres sociaux) pour présenter la spécificité de l’action sociale des centres sociaux, leurs façons d’agir et la manière d’en créer de nouveaux avec le soutien de la Fédération.

Son professionnalisme social et son féminisme lui permettent d’entrer dans le très réservé Soroptimist-club de Paris dont elle devient la vice-présidente en 1926 et la présidente pendant trois ans (1927-1930).

Elle décède à la Résidence sociale d’un cancer, en décembre 1935. Elle n’a que 57 ans.

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