Mercedes Le Fer de la Motte

Mottedefer

Mercédès Le Fer de la Motte (1862-1933)

Mercédès Le Fer de la Motte est la fille unique d’un officier de marine breton et d’une aristocrate chilienne.

Après un engagement religieux de quelques années chez les filles de Marie, elle entre en 1895 à Brest, à l’Oratoire, congrégation fondée par Saint-Philippe de Néri. Cet ordre allie mystique de la charité et œuvres charitables concrètes. Fin 1896, elle est envoyée à Paris, comme prieure, pour former une communauté de religieuses oratoriennes.

A l’automne 1898, elle est sollicitée par Marie Gahéry pour l’aider à l’Œuvre sociale de Popincourt dont elle prend la direction au départ de celle-ci en décembre 1898. Suite à la démission du marquis Costa de Beauregard, elle constitue en 1900 un nouveau comité de patronage dont son amie la baronne Inès Piérard assume la présidence et Apolline de Gourlet la trésorerie.

En 1903, elle laïcise sa communauté religieuse et fonde l’association dite La Maison sociale, en coopération avec la Ligue de la Patrie française (Inès Piérard, présidente et Apolline de Gourlet, secrétaire). Cette association entend substituer au rapport charitable, le plus souvent dévalorisant pour l’assisté, un rapport social fait de reconnaissances mutuelles entre gens de conditions sociales distinctes, reconnaissances conditionnant la possibilité de toute éducation populaire. Entre 1903 et 1908, en sus de l’Œuvre sociale de Popincourt, elle ouvre quatre maisons sociales à Paris et une à Levallois Perret, cette dernière étant ouverte, début 1908, sous la responsabilité de Marie-Jeanne Bassot et de Louise Jac, toutes deux résidentes.

En octobre 1909, elle se retire de l’action directe, suite au procès Marie-Jeanne Bassot et à la dissolution qui s’en suit de l’association La Maison sociale. Elle prend alors résidence en Bretagne au manoir du Ris (près de Douarnenez) d’où elle exercera encore une grande influence. Elle décède en 1933, lors d’un séjour à la Résidence sociale de Levallois Perret.