Marquis Albert Costa de Beauregard (1835-1909)
Fils aîné du marquis Pantaléon Costa de Beauregard, chef de la droite conservatrice savoyarde, le marquis Albert Costa de Beauregard est quelque temps député de la Savoie, appartenant à la droite légitimiste. Il se retire de la politique pour se consacrer à l’histoire de sa famille, de la Savoie et de la monarchie. Ses travaux le font accéder à l’Académie de Savoie dont il devient le président de 1887 à 1889. Il entre à l’Académie française en 1896.
Membre actif à Paris de l’Office central des œuvres de bienfaisance (OCOB) et de l’Œuvre du Bazar de la charité, il est contacté par Marie Gahéry qui lui fait connaître l’existence des settlements anglo-saxons. Hanté par la rupture entre les classes, il y voit une solution à la question sociale. Documenté par Marie Gahéry
il publie en septembre 1896, dans Le Correspondant, un article intitulé « La Charité sociale en Angleterre » dans lequel il valorise les settlements anglais et l’oeuvre sociale débutée par Marie Gahéry. Il devient alors le président du comité de patronage de l’Œuvre sociale de Popincourt, fonction qu’il assumera jusqu’à ce que le comité décide, en 1900, de dissoudre l’œuvre.